//Chirurgie des glaucomes
Chirurgie des glaucomes 2018-07-09T09:27:02+02:00

Définition

Ce volet est dédié aux différents traitements chirurgicaux des glaucomes. Pour en savoir plus sur la pathologie, consulter l’onglet « Les glaucomes » dans les Spécialités médicales.

En cas d’évolution de la maladie malgré des traitements collyres et/ou laser, ou en cas de non tolérance aux traitements, un traitement chirurgical peut-être proposé. Les chirurgies du glaucome ne guérissent pas la maladie mais permettent, au même titre que les autres traitements, d’abaisser la pression intraoculaire afin d’enrayer l’évolution du glaucome. Différents types de traitements chirurgicaux peuvent être proposés.

Chirurgies filtrantes

Les chirurgies filtrantes consistent à dériver l’humeur aqueuse de l’intérieur de l’œil vers l’extérieur, sous la conjonctive, au travers d’une « soupape » dans la coque de l’œil crée sous microscope opératoire.

Différents types de chirurgies filtrantes peuvent être proposées :

  • La trabéculectomie : elle consiste à obtenir une perforation complète entre l’intérieur et l’extérieur de l’œil. Le volet scléral agit comme une « porte » permettant de réguler le débit d’écoulement sous la conjonctive d’humeur aqueuse.
  • La sclérectomie profonde non perforante : durant cette chirurgie, la portion interne du trabeculum est laissé en place. La chirurgie vise donc à diminuer la résistance à l’écoulement de l’humeur aqueuse sans créer d’orifice complet entre l’intérieur et l’extérieur de l’œil.
  • MIGS : les chirurgies micro-invasives du glaucome sont des techniques en cours de développement. Nous restons très attentifs à ces nouveautés qui ne remplacent pas pour l’instant les chirurgies conventionnelles.

En cas de doute prévisible sur une cicatrisation trop importante en post-opératoire, un agent pharmacologique, la mitomycine C, est utilisée fréquemment afin de limiter les échecs de la chirurgie.

La chirurgie se déroule dans la plupart des cas en ambulatoire à la polyclinique de Navarre. Vous serez vu en consultation par un anesthésiste avant l’intervention.

La chirurgie se pratique le plus souvent sous anesthésie locale ou plus rarement sous anesthésie générale. Le choix résulte de l’avis de votre chirurgien et de celui du médecin anesthésiste.

Vous êtes installé sous un microscope opératoire en position allongé immobile.

Vous ressortez quelques heures après votre opération.

Les soins post-opératoires sont réduits à l’instillation de collyres pendant 1 mois et au port d’une protection oculaire. Le traitement préopératoire hypotonisant de votre glaucome doit en général être arrêté en postopératoire. Ces consignes vous seront indiquées par votre chirurgien.

Après l’intervention, une « bulle » se forme sur le blanc de l’œil sous la paupière supérieure, correspondant à la zone d’évacuation de l’humeur aqueuse.

Dans la grande majorité des cas, l’œil n’est pas douloureux après l’opération. Une sensation de corps étranger ou de grains de sable et une hémorragie sous conjonctivale (collection de sang dans le blanc de l’œil) sont fréquents et ne doivent pas vous inquiéter. Une gêne visuelle modérée, plus ou moins durable, est fréquemment observée en post-opératoire.

Dans les suites post-opératoires, vous devez consulter en urgence votre chirurgien en cas de signes d’alerte, pouvant faire évoquer une complication :

  • Baisse d’acuité visuelle par rapport au lendemain de l’intervention
  • Douleurs oculaires

La chirurgie est standardisée mais son succès dépend des capacités de cicatrisation des tissus qui varient d’une personne à l’autre. Le succès de la chirurgie ne peut donc être formellement garanti.

La baisse de la tension oculaire est obtenue dans 75 % des cas pour une durée variable dépendant de la cicatrisation de la bulle de filtration. Dans certains cas, il est nécessaire de reprendre des collyres hypotonisants ou de ré-intervenir chirugicalement.

Les chirurgies du glaucome ne guérissent pas la maladie mais permettent d’enrayer l’évolution du glaucome. Une surveillance de l’évolution de la maladie devra continuer en post-opératoire de la même manière qu’avec les traitements médicaux.

Cette chirurgie est parfaitement standardisée mais n’échappe pas à la règle selon laquelle il n’existe pas de chirurgie sans risque.

Les complications sévères de cette chirurgie sont très rares. Certaines peuvent nécessiter une ré-intervention. Il s’agit d’une :

  • Baisse de la vision parfois irréversible
  • Infection
  • Baisse trop importante de la tension oculaire

Les complications moins sévères et plus fréquentes sont :

  • Une inflammation de l’œil
  • Une hémorragie intra-oculaire
  • Une remontée de la tension oculaire
  • Une cataracte