///Occlusions de veines rétiniennes
Occlusions de veines rétiniennes 2018-06-05T16:06:39+02:00

Occlusions de veines rétiniennes

Définition

Les occlusions veineuses correspondent à une oblitération du système de retour veineux de la rétine. Nous distinguons l’occlusion de la veine centrale de la rétine (OVCR) dans son ensemble d’une occlusion d’une branche de la veine centrale de la rétine (OBVR).

L’occlusion de veine centrale de la rétine peut se présenter sous deux formes :

  • Une forme œdémateuse, représentant 80 % des atteintes et se caractérisant par un œdème
  • Une forme ischémique, représentant 20 % des atteintes et se caractérisant par un manque d’oxygène diffus de la rétine (ischémie), beaucoup plus grave.

Un passage de la forme œdémateuse à la forme ischémique est possible.

Une occlusion de branche veineuse rétinienne se caractérise principalement par la formation d’un œdème maculaire un peu moins fréquent que dans l’OVCR et des formes ischémiques, en général, beaucoup moins graves.

Quels symptômes ?

Les signes pouvant faire évoquer une occlusion de veine rétinienne sont des signes d’atteinte maculaire :

  • Baisse de la vision centrale allant du simple flou à la perte de la vision
  • Déformations des lignes droites (métamortphosie)
  • La présence d’une tache sombre centrale (scotome),…

Les OVCR de formes ischémiques peuvent être à l’origine d’une baisse d’acuité visuelle profonde et diffuse.

Causes

Les facteurs de risques d’une OVCR retrouvés sont principalement :

  • l’hypertension artérielle
  • le glaucome et l’hypertonie oculaire.

Il est très fréquent de ne retrouver aucune cause à la maladie. La maladie atteint préférentiellement les sujets de plus de 50 ans.

Les OBVR sont plutôt favorisés par les facteurs de risques cardio-vasculaires à l’origine de la formation d’artério-sclérose : tabac, diabète, hypercholestérolémie, surpoids.

Diagnostic

Le diagnostic est porté par votre ophtalmologiste grâce à :

  • L’examen du fond d’œil
  • Une rétino-photographie
  • Un OCT maculaire

Une angiographie afin de caractériser l’ischémie rétinienne sera pratiquée.

Quels traitements ?

Une circulation collatérale peut se développer et le tableau peut s’améliorer spontanément.

Un traitement n’est indiqué qu’en cas de baisse d’acuité visuelle. Il a pour objectif la disparition de l’œdème maculaire responsable de la baisse d’acuité visuelle. C’est une urgence thérapeutique.

Le traitement repose aujourd’hui sur les injections intra-vitréennes (IVT) d’anti-VEGF ou de corticoïdes à libération prolongée. Chaque molécule comporte ses avantages et inconvénients. La molécule de première intention sera choisie par votre ophtalmologiste.

Dans certains cas, le traitement par IVT devra être prodigué à intervalle régulier sur de longues périodes afin de conserver leur effet.

Dans de rares cas, l’œdème est réfractaire à toute thérapeutique et la baisse de vision centrale inéluctable.

En cas d’œdème associé à une OBVR, une surveillance est le plus souvent instaurée, une disparition spontanée de l’œdème étant souvent possible.

En cas de nécessité de traitement, celui-ci est identique à l’OVCR oedémateuse.

La rétine présente des zones de manque d’oxygène étendues pouvant être à l’origine d’une prolifération de néovaisseaux anormaux. Un traitement par photo-coagulation rétinienne au laser argon devra être réalisé afin d’éviter de graves complications (glaucome néovasculaire, hémorragies intra-vitréenne…). Le laser permettra de détruire les zones de rétines périphériques ischémiques souffrantes. Ceci stoppera la sécrétion de facteurs favorisants la prolifération de néovaisseaux anarchiques et permettra d’éviter la survenue de complications graves.

Cependant, en cas d’ischémie de la macula, une baisse de vision centrale profonde est observée, le plus souvent irréversible.