Membrane pré-maculaire 2018-06-19T12:47:48+02:00

Membrane pré-maculaire

Définition

Une membrane pré-maculaire correspond au développement à la surface de la macula d’une fine pellicule de tissu contractile, venant la recouvrir puis la plisser.

Quels symptômes ?

Cette pathologie concourt en premier lieu à des déformations de la vision centrale : ondulation des lignes, modification de la taille des images…

En cas de mauvaise évolution, elle n’entraine jamais de perte de vue complète mais peut être à l’origine d’une baisse de l’acuité visuelle définitive, essentiellement en vision de près et centrale, empêchant la lecture.

Causes

Dans la plupart des cas, aucune cause n’est retrouvée, hormis le vieillissement de l’œil.

Une membrane pré-maculaire peut aussi venir compliquer secondairement une autre pathologie de l’œil :

  • Diabète
  • Décollement de rétine
  • Inflammation intraoculaire
  • Pathologie vasculaire de la rétine
  • Pathologie infectieuse de la rétine…

Quels traitements ?

Le traitement d’une membrane pré-maculaire dépend de son stade.

  • En cas de membrane pré-maculaire à l’origine de déformations de la vision peu gênantes et non accompagnées de baisse d’acuité visuelle objective, seule une surveillance s’imposera. Celle-ci consistera en une auto-surveillance des symptômes, un suivi régulier de l’acuité visuelle et de l’OCT de la macula. L’appréciation de l’évolutivité de la pathologie permettra au chirurgien de ne pas proposer la chirurgie trop tardivement.
  • En cas de maladie à l’origine de déformations importantes accompagnées d’une baisse d’acuité visuelle : seule la chirurgie maculaire permettra de restaurer l’anatomie de la rétine afin d’éliminer ou de diminuer grandement les symptômes.

Elle  se déroule, dans la plupart des cas, en ambulatoire à la polyclinique de Navarre. Vous serez vu en consultation par un anesthésiste avant l’intervention.

La chirurgie se pratique le plus souvent sous anesthésie générale ou plus rarement sous anesthésie locorégionale par des injections autour de l’œil. Le choix résulte de l’avis de votre chirurgien et de celui du médecin anesthésiste.

Vous êtes installé sous un microscope opératoire en position allongé immobile. Vous ressortez quelques heures après votre opération.

  • La première étape consiste, en rentrant dans votre œil avec des instruments microchirurgicaux, à réaliser une vitrectomie.
  • La deuxième étape consiste à « peler » la membrane à la surface de la macula.

Les soins post-opératoires sont réduits à l’instillation de collyres pendant 1 mois et au port d’une protection oculaire.
Dans la grande majorité des cas, l’œil n’est pas douloureux après l’opération. Une sensation de corps étranger ou de grains de sable et une hémorragie sous conjonctivale (collection de sang dans le blanc de l’œil) sont fréquents et ne doivent pas vous inquiéter.
En revanche, vous devez consulter votre chirurgien en urgence en cas de signes, pouvant faire évoquer une complication :

  •  Baisse d’acuité visuelle par rapport au lendemain de l’intervention
  • Douleurs oculaires

Le premier résultat perceptible est la diminution, voire la disparition complète des déformations visuelles. La récupération visuelle est ensuite progressive sur quelques mois (et peut être incomplète). La vision peut s’améliorer durant toute la première année post-opératoire.

La chirurgie maculaire a beaucoup évolué ces dernières années, tant sur le plan technique que matériel. Elle permet un geste rapide et précis ainsi qu’une meilleure récupération fonctionnelle.

Cependant, cette chirurgie n’échappe pas à la règle selon laquelle il n’existe pas de chirurgie sans risque. La survenue de ces complications est extrêmement rare mais ne doit pas être oubliée.

Les risques graves sont aussi les plus rares. Il s’agit de :

  • La survenue d’une déchirure ou d’une décollement de rétine pouvant nécessiter un traitement laser ou une ré-intervention chirurgicale
  • La survenue d’une infection oculaire
  • Une altération de la macula

D’autres complications moins sévères peuvent être observées comme :

  • la survenue d’une cataracte, quasi constante
  • d’une augmentation de la pression intraoculaire